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Le sans gluten existait bien avant cette déferlante médiatique, bien avant la mode du « NO GLU » que l’on lit un peu partout, le sans gluten ce n’est pas une question de mode pour tout le monde…

Il existe réellement des  intolérances au gluten, plus rarement des maladies coeliaque  et des allergies au gluten.

Pour les plus réactifs, l’éviction totale du gluten est d’une nécessité absolue, ce n’est pas une partie de plaisir, ce n’est pas un choix de vie, ni une mode, c’est  juste vital …

Imaginez vous passer trois journées sans une once de minuscule parcelle de gluten dans votre assiette… Cela vous paraît simple ?

C’est en fait très compliqué, à moins… de vivre en ermite.

Le gluten est absolument partout, même la ou on ne l’attend pas.

Cela implique, pas de plats touts prêts, pas de pommes dauphine, pas de vinaigrette industrielle, pas de sauce soja, pas de bière,  de faireattention aux médicaments, aux épices du commerce, au rouge à lèvre …et bien sûr pas de sandwiches,  pas de pizzas, pas de crêpe(s), pas de biscuits, pas de bolognaises, ni de lasagnes, pas de céréales pour petit déjeuner…Pas de repas en extérieur, car même un plat à priori sans gluten peut avoir été cuisiné dans un milieu ou il y a eu une céréale contenant du gluten,  cela suffit pour contaminer le plat dit sans gluten…

Imaginez juste  un instant la vie d’un enfant, à l’école, à la cantine, en colo, aux anniversaires, et même à la maison, puisqu’il faut faire attention à ne pas partager les couverts entre membres de la famille…  Je sais , pour avoir travaillé avec eux, que c’est souvent difficile, le sentiment d’être à l’écart est présent et ce n’est pas simple…

Dans les formes les plus graves (allergie et  maladie de Coeliaque ), une minuscule quantité de gluten peut provoquer des diarrhées, une immense fatigue obligeant à rester coucher, des douleurs abdominales, un mauvais état général…et là je n’aborde que les conséquences à court terme…

Le gluten détruit la paroi des villosités intestinales qui sont censées permettre l’absorption des nutriments, vitamines et minéraux. En conséquence même avec une alimentation équilibrée, ces personnes souffrent de malabsorbtion et des conséquences qui vont avec…  Il s’agit donc d’appliquer à vie un régime sans gluten strict  …

Pour les formes moins sévères, une petite quantité de gluten peut être tolérée, à adapter dans le régime alimentaire en fonction de la sensibilité de chacun. Pour certain cela se limitera à l’équivalent 1/2 biscotte par jour,  pour  d’autre pas plus de  2 fois / semaine…

Et puis il y  a les sensibles ou hypersensibles au gluten, qui présentent des troubles digestifs divers sans qu’il y ai d’atrophie au niveau des villosités intestinales, donc  testés non coeliaque et non allergique. Pourtant, lorsque le gluten est exclu de leur alimentation, les symptômes disparaissent…

Pour l’instant ce dernier cas n’est pas reconnu scientifiquement parlant, pourtant il y en a de plus en plus …Ce n’est pas scientifique mais  c’est réel…

D’où le besoin légitime de se poser quelques questions et de remettre en cause l’alimentation actuelle… ( c’est le cas des céréales, mais on pourrait aussi parler du lait….).

Alors doit -on, oui ou non, supprimer le gluten s’il ne nous rend pas malade  ( pour l’instant… ) ?

à priori je devrais vous répondre non, mais ce n’est pas aussi simple…

Ce sera donc un non mais …

 

Déjà je tiens à dire, que c’est une erreur  d’exclure  le gluten de son alimentation juste pour perdre 2 ou 3 kilos.

Cette démarche n’a pas de sens si vous remplacez les céréales contenant du gluten par des produits  industriels sans gluten. Au final vous allez vous retrouver avec une alimentation surchargée en produits raffinés, améliorants, conservateurs, et augmenter la charge glycémique de votre alimentation puisque beaucoup de ces produits sont à base de fécules ou de farine blanche…certes sans gluten…mais on s’éloigne de l’ alimentation saine et naturelle :-( , au final, vous ne ferez qu’encrasser l’organisme qui aura de plus en plus de mal à se délester de ses kilos en trop, sans parler des complications liées à une alimentation trop riche en glucide à index  glycémique élevé …

Supprimer le gluten pour perdre du poids peut avoir du sens, à condition de ne pas le remplacer par des substituts industriels et de présenter des signes pouvant faire penser à une sensibilité au gluten  ( troubles digestifs, maux de tête, « déprime chronique », tendinites, douleurs articulaire et/ou musculaire, eczéma, acouphènes …).

Si il y a un fait  à prendre en compte et qui peut remettre en question  l’intérêt du gluten dans votre alimentation, c’est son abondance, son omniprésence, la qualité  médiocre des blés courants d’aujourd’hui , et les conséquences éventuelles pour l’organisme à cette sur-exposition….

Lorsque l’on est bien-portant, lorsqu’on a à priori pas de sensibilité au gluten, on est en droit de  se poser la question à savoir s’il est bon de se laisser entrainer dans cette surconsommation de blé donc de gluten.

Je pense que la réponse va de soi…

Les excès en tout genre ne sont t-il pas néfastes ?

Les excès d’un produit de qualité médiocre ne l’est il pas d’autant plus ?

On a vu plus haut que le gluten était omniprésent dans nos assiettes, ce gluten provient principalement du blé issus d’hybridation ayant entrainée des changements de structure de ce dernier.

Il faut bien comprendre que pour l’industrie agroalimentaire ce système d’hybridation est « essentiel » , la modification du blé est une question économique, toujours en vue d’ un meilleur rendement…par  contre les conséquences à long terme de cette hybridation sur l’homme n’ont pas vraiment passionnées les foules jusque là…

Et voilà que plus ou ou moins 35 ans plus tard, des pathologies apparaissent et des questions se posent …

Il se trouve qu’à force d’hybridation, les blés ont désormais des protéines qui ne sont plus assimilées par l’organisme, et l’excès, l’accumulation de ces protéines finit par activer des réactions inflammatoires …

Il semblerait bien que nos petits organismes  aient des limites et c’est pour tout le monde pareil … Au fil du temps  l’ inflammation est installée, associée à une baisse du système immunitaire qui ne se limite pas au système digestif…L’écosystème intestinal étant en relation directe ou indirecte avec d’autres organes tels le cerveau et le foie, on observe des bouleversements tels les migraines, de l’eczéma, troubles de l’attention, dépression…

Saviez vous qu’une grande majorité de schizophrènes réagissent positivement à un régime sans gluten ? C’est incroyable, non ? …Le régime sans gluten fait souvent partie de leur prise en charge médicale. La consommation de céréales est également mis en cause  dans le processus pathologique de l’autisme et autres maladies  neuro-fonctionnelles, sur certains malades …

Les premières personnes les plus fortement touchées  et pour de petites doses de gluten consommées, sont celles qui ont une prédisposition génétique,   les intolérants au gluten.  Mais une consommation excessive de ces protéines  de gluten agit aussi,  semble t-il, sur les personnes dites bien-portantes en augmentant fortement la perméabilité intestinale.

Lorsqu’on parle du gluten, on ne parle le plus souvent que de la gliadine qui se trouve dans le blé et l’épeautre, mais sont incriminées également les nombreuses  autres protéines provenant des céréales. Toutes les prolamines présentes dans les céréales peuvent être potentiellement allergisantes ( on en trouve aussi dans le riz, le teff, le millet…)… Le phénomène est toujours le même ; digestion incomplète des protéines céréalières…

Il y a des personnes  qui doivent supprimer totalement les céréales de leurs alimentations, puisqu’elles ne les tolèrent plus.

Petit explication furtive ;

GLUTEN = Prolamines  ( les plus allergisantes ) + Gluténines

Prolamines =

gliadine du blé , kamut, épeautre

Sécaline du seigle

Hordénine de l’orge

Zénine du maîs

+ autres prolamines dans le riz, le millet, le teff, le fonio et l’avoine

 

 

 

Que faire alors ?

Les conseils en matière d’alimentation ne fonctionnent que s’ils prennent en compte les habitudes, les choix de vie et les besoins de chacun..La réponse devrait donc dépendre de vous et prendre en compte votre mode vie…C’est compliqué de dire à une personne végétalienne de supprimer les céréales de son alimentation…

Cependant, faire preuve de bon sens, rester ouvert d’esprit,  faire jouer la variété et autant que possible la qualité, peut s’appliquer à chacun.

N’oubliez pas que les besoins en glucides de notre organisme peuvent aussi être comblés par des tubercules, des légumes racines, des fruits, des légumineuses…

Il n’y a pas que les pâtes et le riz dans la vie ! ;-)

 

 

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